vendredi 9 avril 2010

Escapade aux Caraïbes

Une nouvelle aventure, une nouvelle destination : les Caraïbes !

Une heure de retard sur le vol Toulouse/Madrid. Je galope dans les couloirs et escalators pour réussir à attraper au vol l'avion pour Caracas. Les indications pour changer d’aérogare sont claires et le métro qui les relit rapide. L’embarquement est presque fini quand je me présente à la porte ! Ouf juste à temps

J’arrive à Caracas avec une heure de retard, le temps de changer d’aérogare, il est trop tard pour attraper mon vol pour Polamar l’aéroport de l’ile de Margarita.

Dés ma sortie de la zone internationale, dans l'enceinte de l’aéroport, je suis assaillie par un essaim de Vénézuélien qui veulent me rendre service. Même en leur expliquant dans leur langue, l’espagnol, que je me débrouille très bien seule, ils insistent lourdement !

Je dois à présent trouver un autre vol ce soir. Il est déjà 19h et je ne souhaite pas rester à Caracas. Un autre passager qui achète un billet devant moi au comptoir, accepte de m’aider. Il me change des dollars contre des Bolivars (je peux ainsi acheter un billet) et me permet d’utiliser son téléphone portable pour que je communique à Frank et Lilia, mes amis qui m’attendent à Margarita, mon heure approximative d’arrivée !

Il est 21 h quand je débarque, fatiguée et inquiète de me retrouver dans un pays ou certes je maitrise la langue, mais ou il ne fait pas bon être un étranger.

Mon chauffeur de taxi à une mine patibulaire et je ne suis pas sure qu’il ait compris les indications que je lui ai communiqué pour aller à la marina del Hilton. Le voyage me parait interminable. La voiture quitte la route et s’engage dans un terrain vague, il fait nuit noir et je ne suis pas rassurée. Le chauffeur se renseigne auprès d’un homme qui semble garder l’entrée du lieu matérialisée par deux blocs de béton.

Soudain, je vois s’avancer deux silhouettes. Frank et Lilia s'avance pour m'accueillir !
Je suis bien à la marina « del Hilton », ils l’ont rebaptisé Marina MAD Max car il n’y a ni eau courante, ni électricité, ni sanitaires. Par contre elle est gardée, nous sommes donc en sécurité.

Je découvre Bellalu, un bateau model Moody 36, à bord duquel je suis invitée pour une aventure de 1mois et demi. L’intérieur est tout en bois, aménagé avec intelligence et j’ai une cabine pour moi toute seule à l’avant! Il est ici près de minuit quand nous nous couchons, l’équivalant de 6 heures du matin en Europe.

Le lever du soleil me trouve réveillée. Sur le pont du bateau voisin un cormoran me tient compagnie. Je n’ose quitter le bord ignorant quels sont les consignes de sécurité. Dans ce pays ou le régime en place encourage sa population à spolier les riches, les touristes ne sont pas les bien venus et du jour au lendemain les règles de rentrée et de sortie du territoire changent aux grés des pots de vins qu’il est nécessaire de verser. Malheur à celui qui ne parle pas espagnol et par conséquent est incapable de se défendre !



Notre plus proche voisin est un flamand, son petit garçon de 7 ans surnommé Pocoloco squat volontiers le pont de Bellalu. Il va et vient rentrant par une porte ou dégringolant d’un hublot. Apportant une revue automobile, quémandant du temps et de l’attention pour jouer.

Bellalu est en réparation. Le cockpit à été dénudé de son revêtement en bois et s’apprête à être habillé de neuf. Mais voilà, cette tâche qui en Europe nécessiterait à peine 4 jours en comptant les temps de séchage, prend ici des allures de chantier de l’année ! Mes amis sont coincés ici depuis déjà plus de 10 jours et le nouveau revêtement n’est pas encore collé !

Concernant les contingences pratiques, à bord, nous avons : douche, toilette, cuisine. Tout le nécessaire pour vivre confortablement. Dans la maria le ravitaillement en eau douce est assuré par un camion citerne plusieurs fois par jours et l’électricité nécessite que nous allumions les moteurs deux heures par jour pour alimenter les batteries.
Une partie de l’art de la navigation dans les caraïbes réside dans la capacité du bateau à être autonome en eau, nourriture et électricité.

L’eau se divise en deux catégories l’eau potable et l’eau douce.

Eau douce: Bellalu a deux réservoirs internes qui font 200 litres chacun. A ca nous avons pu rajouter les bouteilles d’eau potable de 5 litres, déjà consommées à bord (au départ à peine 5 ou 6, mais au dernier ravitaillement nous en avions plus de 25 ! Faites le calcul 5x25 lites). Le plein de cette eau douce est réalisé dans les marinas. Nous l’utilisons pour le lavage des dents, le rinçage des verres et le dessalage de notre peau à l’occasion du dernier bain/lavage de la journée !

L’eau potable est utilisée comme il se doit pour boire et cuisiner : 5 litres minimum à trois personnes par jour. Nous buvons en plus du lait, des jus de fruit et parfois de la bière. Nous ne buvons que de l’eau en bouteilles, cela a un coût variable, car à certain endroit l’eau potable est cher. Pour la petite histoire l’eau potable est stockée en dessous de mon lit dans la cabine avant. Résultat je dors sur un lit à eau.

La nourriture. Un réfrigérateur fonctionne efficacement uniquement quand nous lui adjoignons un gros pack de glaçon ! Pour le stockage, des coffres suffisamment grands permettent de ranger des conserves, des pates, du riz, de la farine, du lait…
Les fruits et légumes ne se conservent pas très longtemps, sous cette latitude. En bref, il n’est pas confortable d’être privé d’approvisionnement plus d’une semaine. Les fruits et légumes, la viande ou le poisson frais sont très appréciés !

L’électricité fonctionne à bord grâce à deux batterie faisant chacune 180 Ah, qui sont utilisées pour : le démarrage du moteur, le réfrigérateur, la lumière, le pilote automatique, la radio, l’encrage. Ici pas de gaspillage d'électricité, seules les batteries des ordinateurs portable et des appareilles photos bénéficient de traitement de faveur. Deux alternateurs les rechargent grace au moteur du bateau qui fonctionne deux heures par jour (malheureusement le process est relativement bruyant).














 























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